Mes chouchous
Je dénombre 1503 contacts par mails, 357 sur viadeo et linkedin, 237 amis sur Facebook, 24 sur Twitter et quelques vrais amis dans la “vie réelle”. C’est peu comparé à la plupart des gens mais mon point n’est pas là. Il est surtout dans le fait que toutes ces relations qui s’accumulent démontrent surtout que je grandis et que je vis de nouvelles expériences. La plupart des gens qui sont mes “amis” sur Facebook n’auront plus jamais de contact avec moi dans la vie mais ils sont là car ils ont fait parti de mon parcours à un moment donné. Le plus frappant (mais ce n’est pas non plus très étonnant) c’est de voir qu’en fonction du lieu où je vis, de mes envies du moment, les gens qui s’expriment à moi sont très différents. Tout reste très contextuel en fin de compte et rare sont les personnes qui sont là depuis le début.
Aujourd’hui, j’aimerai rendre hommage à mes 4 chouchous qui ont changé une partie de moi depuis 6 mois: Ma livette, Mon nico, ma cléo et ma célou – Quand j’aime les gens, je ne peux pas m’empêcher de me les approprier et de leur trouver un petit surnom quand leur prénom s’y prête bien – Mes chouchous sont aujourd’hui partout, dans ma boîte mail, sur Viadeo et Linkedin, sur Twitter, sur Facebook mais surtout dans ma vie. Et ce sont eux qui m’envoient régulièrement des mails, RT mes tweets, commentent mes statuts et me font passer de supers moments.
Ma livette, elle est drôle, intelligente, superlookée (vernis, chaussures, sac à main, colliers, bagues… tout ce qu’il faut là où il faut), imaginative, créative, de bons conseils dans toutes situations. Mon nico, il est trop beau, toulousain, intelligent, un peu timide, super attentionné et super gentil. Ma cléo, elle est super mimi, superlookée aussi à sa façon, ouverte à tout le monde, toujours prête à faire la fête et vous fait des sourires d’anges dés le matin. Et enfin, ma Célou, c’est ma coupine de sport, elle me motive, sait aussi m’écouter, relativise super bien les choses, ne juge pas les gens et puis elle adore le violet et le violet lui va super bien.
Ils ont encore plein d’autres qualités et je pourrais vous parler d’eux des heures entières car ce sont des personnes exceptionnelles que j’ai d’abord connu dans la vie, dans ma vie. Ce sont mes chouchous et il le savent…ce sont mes chouchous et ils me le rendent bien. Ils sont bizarrement pas les personnes qui connaissent tout de moi comme ma caloulou, mon chéri, ma mamounette…mais ce sont eux que je vois tous les jours depuis 6 mois, à qui je raconte mes petites histoires quand j’arrive le matin, qui prennent leur dej avec moi et m’aident professionnellement, me font rire avant de repartir chaque soir. Ils seront peut-être pas toujours là alors j’en profite.
Depuis une semaine, on a changé de locaux et je ne vois plus leurs petites frimousses tous les matins et tous les soirs. Ils me manquent et je ne rate pas une occasion pour les retrouver. Je continue à aller à la piscine avec ma Célou 2 fois par semaine, je me fais des jap avec ma livette et je rejoins aux pots du jeudi mon nico et ma cléo pour continuer à leurs raconter mes histoires, écouter leurs bons conseils et rire…surtout rire ensemle.
Je dénombre toujours aujourd’hui un peu plus de 1500 contacts par mails, 150 sur viadeo et linkedin, 200 amis sur Facebook, 20 sur Twitter mais j’ai 4 nouveaux chouchous dans la “vie réelle”.
1+1=0
Il y a des jours comme ça où l’on préférerait rester à la maison, blotti sous sa couette, à ne penser à rien…mais malheureusement aujourd’hui le sort en a décidé autrement. J’ai mal à la tête, j’ai froid, je suis fatiguée, je râle pour un rien, bref je suis patatra. Du coup, ma seule préoccupation est de sourire de ceux qui vont plus mal que moi…je sais que c’est pas bien et alors, si ça peu me remonter le moral c’est tout ce qui compte et puis ce sont des gens que j’aime pas de toute façon.
Je repensais surtout à cette “p’tite conne” et ces longs discours sur comment je devais voir ma vie, mon couple, mon boulot, mes kilos en trop,blablabla…il y avait peut-être des choses vraies dans ce qu’elle me disait mais me parler de ma façon de m’habiller, de me nourrir passe encore mais delà à toucher à mon mec, s’en était trop. Elle pouvait me parler des heures de moi et de ma moitié sans que j’y fasse vraiment attention mais ce jour là, elle a vraiment dépassé les bornes avec son 1+1=0. Elle voulait me faire comprendre que ma moitié et moi, on ne valait rien et encore moins à deux. Mais elle s’est vue elle avec son nain de jardin (qui lui en passant lui dit qu’il a démissionné alors que tout le monde sait qu’il s’est fait viré), son style viello, ses cheveux horriblement coiffés, sa famille complètement déséquilibrée. Je lui dit moi qu’elle est invivable, que c’est une “moi je” qui crois avoir tout vu (même si je le pense) et qui en faite n’a strictement rien compris à la vie.
Ces gens là, c’est décidé, ne me toucheront plus de près ou de loin, ceux qui pensent que leur vie est parfaite et qu’ils sont un modèle pour les autres, ceux qui vous jugent et ramènent toujours tout à eux. En vérité, ce sont des jaloux, jaloux de la réussite des autres, jaloux qu’on puisse très bien vivre et être heureux sans eux. Aujourd’hui cette fille n’est plus rien pour moi. On a partagé des choses formidables ensemble mais son 1+1=0 m’a fait comprendre bien plus sur elle que toute ces années. J’ai compris que les mots en disent beaucoup plus qu’on ne le pense et que les jaloux sont prêts à vous détruire pour arriver à leur fin et vous bouffer votre vie.
J’ai mal à la tête, j’ai froid, je suis fatiguée, je râle pour un rien, mais râler sur elle me fait du bien et me fais oublier un moment tout ça.
Les 4 temps
Pour la plupart d’entre nous, la vie est rythmée de moments incontournables comme… se déplacer. Paris nous offre la possibilité de nous déplacer “facilement” tous les jours, de se rendre d’un point A à un point B, ce qui facilite la vie pour beaucoup. Pourtant ce privilège je le vis comme une appréhension chaque matin et chaque soir pour me rendre au boulot. Le matin est quand même plus difficile à vivre pour moi que le soir où mon point B peut très vite se transformer en un point C, D voir E.
Je m’explique : Je pars de chez moi tous les jours de la semaine (enfin presque) à 8h22 pour être sûre d’arriver sur le quai à 8h29, j’attends le train de 8h32 (qui lui n’est pas aussi ponctuel que moi) pour finir ma course à 9h13 et être à mon poste à 9h17. Ces 4 temps qui rythment ma vie deviennent de plus en plus étouffants, voir insoutenables certains jours. Je vois ces mêmes têtes tous les matins, ces 4 femmes qui essaient de refaire le monde et travaillent au même endroit, cette petite brunette qui s’assoit tous les jours au même endroit et se sent bouleversée quand quelqu’un occupe déjà sa place, ce gros macho au téléphone qui s’écoute parler et tous ces gens qui transpirent, puent, rotent, se frottent à vous et convoitent les places assises qui pourraient se libérer. On se croirait dans un grand jeu de chaises musicales mais quelles musiques? un mélange de Jonnhy, MJ ou autre artistes connus seulement de ceux qui les écoutent. Et dans toute cette cacophonie, je me sens oppressée, je me vois insulter à voix haute…prête à tuer celui qui se trouve devant moi, sur les cotés, derrière moi et même celui du fond qu’on ne voit pas mais qu’on entend très fortement.
Mais ce matin, je suis partie à 8h37, je suis arrivée sur le quai à 8h44, j’ai pris le train de 8h47, j’ai fini ma course à 9h28 et pris mon poste à 9h32. J’ai toujours vu des gens qui transpirent, puent, rotent, se frottent à vous et convoitent les places assises qui pourraient se libérer mais j’étais heureuse, heureuse de ne plus voir ces 4 femmes, cette brunette et ce gros macho. Un gentil Monsieur en costard gris m’a laissé sa place, j’ai pu écouté mon artiste préféré et l’homme du fond à même réussi à me faire rire.
Ces 4 temps rythmeront tous les matins ma vie mais pour une fois je me suis sentie comme tous les soirs, libre de m’arrêter à un point C, D voir E même si cette course se termine toujours au point B.
Le plan de vie
Il était une fois ma vie, passionnante pour certains, plus banale pour d’autres. Je ne pense pas avoir tout vécu à 25 ans mais une chose est sûre, toutes mes petites expériences font que je suis moi aujourd’hui et pas une autre. Alors même si tout le monde pense passer par les mêmes étapes de vies, il serait utopique de croire qu’on en ressort tous les mêmes. Rien que d’imaginer des millions de moi avec les mêmes envies, les mêmes avis me rend assez ma l à l’aise.
Mon parcours reste assez conventionnel, mais les moyens pour y parvenir, sans me vanter, sont assez honorables. J’ai commencé par croire, assez jeune, que d’établir “un plan de vie” était la clé de la réussite mais je me trompais lourdement. Certes d’avoir planifié une partie de ma vie, m’a aidé à voir de l’avant mais m’a surtout déstabilisé à plusieurs reprises, n’obtenant pas ce que je voulais au moment où je l’avais prévu dans mon plan de vie.
J’ai commencé à concevoir ce plan à l’âge de 10 ans : études de droit dans une brillante faculté, avocate pour aider les plus démunis, un mari qui s’appellerait Sébastien et qui me réserverait des surprises tous les jours, 3 enfants dont la première serait une fille et s’appellerait Sarah, un appart à New-York, une maison secondaire à la campagne, une voiture qui a de l’allure, de l’argent, beaucoup d’argent…Mais voilà, comme tout plan A qui se respecte, un plan B doit coexisté et j’avoue qu’à dix ans je ne voyais pas les choses ainsi. Pour moi, il suffisait d’y croire très fort pour que ce plan s’accomplisse comme je l’avais envisagé.
Aujourd’hui, j’ai un Master en poche, un poste de directrice de clientèle dans une petite agence , un chouchou très prévisible qui n’a vraiment pas la tête d’un Sébastien, pas d’enfants mais toujours l’espoir d’avoir un jour “ma sarah” et puis un “p’tit Théo” et une “p’tite Marie”, un appart en banlieue parisienne, une fiat punto toute cabossée, de l’argent mais peu d’argent…
Demain je rêve (et je ne planifie plus), de m’évader, d’être libre et surtout heureuse, peut importe où, peut importe avec quoi, peut importe mon plan de vie, je rêve simplement de vivre ma vie.
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